À 20 ans, on a la vie devant soi et nos lendemains sont pleins de promesses. Qui s’en rappelle ? Qui se souvient de cette euphorie délectable ? Imaginez ce qu’il en est lorsqu’on atteint les 20 ans en affaires ! Pour l’occasion notre fondatrice et directrice de création nous ouvre les portes de son histoire et de celle qui, souvenir après souvenir, compose l’ADN de l’agence.
« C’est irréel » nous dit Mirella en riant. En même temps, je me rappelle des moments marquants et des gens qui sont passés chez Lulu. Il y a beaucoup de beaux souvenirs reliés à l’humain. Qui a passé les portes de Lulu est inévitablement une personne humaine avec un cœur grand « comme ça », que ce soit pour nos client·es ou nos collaborateur·ices.
J’ai eu plusieurs casquettes durant ma carrière et c’est intéressant de faire le bilan cette année. Je pense que ce qui m’aide le plus, c’est mon débordement d’imagination. Disons que c’est mon super pouvoir ! Vivre dans ma tête, c’est apprendre à composer avec de multiples scénarios, anticiper le moindre détail et c’est une belle force qui m’a toujours accompagnée.
À bien y réfléchir, j’ai commencé ma carrière à l’âge de cinq ans ! Quand j’étais enfant, j’avais déjà ce côté artistique mêlé à un sens des affaires aiguisé. J’organisais des spectacles dans le garage de mes parents. Je me servais des costumes traditionnels qu’ils ramenaient de leurs voyages pour habiller mes ami·es et je demandais 25 sous à tout le quartier pour assister à notre représentation. J’avais seulement dix ans ! En y repensant, c’est drôle parce que le monde du spectacle m’a toujours accompagné. Je me souviens qu’à l’âge de cinq ans, on m’asseyait sur un tabouret et je me mettais à chanter toute la soirée. Des années plus tard, je continue à chanter sur scène dès que je peux, ça me nourrit. La scène m’a aussi appris que j’avais une voix et en écrivant mon livre « Préménopause : guide de survie pour rester zen » j’avais la sensation de porter nos voix, la mienne et celles de toutes les guerrières qui se tiennent « debout face à l’adversité ».
C’est une partie de ma carrière qui se conjugue avec mon rôle de conférencière. Quand j’enseignais au Collège LaSalle, je faisais part aux élèves d’une épiphanie : tout le monde est bourré de talents ! Je pense qu’on fait souvent l’erreur de croire que le talent doit être reconnu –mondialement- et pourtant … le talent est quelque chose qu’on fait naturellement. Parfois on croit même que les autres devraient le faire aussi facilement que nous et quand on prend conscience que ce n’est pas le cas, c’est à ce moment qu’on constate ce dont on est capable. Et quel bonheur ! C’est ce qui m’est arrivé pour l’événementiel !
J’ai passé des années à travailler dans l’univers de la mode. En rentrant de Paris, j’ai réalisé que j’avais un sens de l’observation digne de Enola Holmes. J’arrivais très facilement à me projeter dans les espaces, les lieux. Je crois que ma vie à Paris a affûté cette aptitude si je puis dire, j’étais toujours en éveil, à chaque seconde parce que cette ville est un vrai musée.
Conséquemment, j’avais en tête de travailler dans le milieu du cinéma, je voulais être location manager, une sorte de chasseuse de lieux. Mais j’ai été appelée par La Senza Girl pour être directrice des achats. Finalement, ça n’a été qu’un petit virage avant de créer Lulu événements avec ma meilleure amie. D’ailleurs l’agence s’appelait Lulu & Castagnettes avant, c’était nos surnoms ! Un an plus tard, on s’est rendu compte que nous nous ressemblions énormément, j’ai donc racheté ses parts de l’entreprise. Note importante pour tou·tes les associé·es en affaires, il vaut parfois mieux être complémentaires qu’identiques !

Je dirais que j’ai fonctionnée en dilettante durant les premières années de Lulu événements. J’avais besoin d’évoluer à mon rythme plutôt que d’avoir les yeux plus gros que le ventre. C’est un conseil que je donnerais volontiers aux entrepreneur·es qui se lancent en affaires aujourd’hui. Vivre l’aventure pas à pas.
Au début, je travaillais de la maison et je n’avais pas avec moi l’équipe que j’ai maintenant. La première prise de risque a été de signer un bail de trois ans, ça symbolisait un certain niveau d’engagement et c’était important.
Depuis huit ans, Pierre mon associé et conjoint nous a rallié à titre de directeur des opérations. Il a réussi à structurer l’entreprise en créant un plan de match, en ayant une vision globale et en créant le département marketing. Sa présence a permis de créer une complémentarité, une sacrée force chez Lulu. On rit souvent en se disant qu’il est le côté gauche et moi le côté droit du cerveau.