Le droit à l’image en événementiel

« Ai-je le droit de diffuser les photos prises lors de mon événement ? » Grande question n’est-ce pas ? Notre équipe d’enquêteurs et d’enquêtrices s’est attelée à démystifier l’enjeu du droit à l’image en événementiel. Ce sujet a trop longtemps baigné dans les eaux troubles, c’est aujourd’hui qu’on tente d’y mettre un terme !
Écrit par
Manon Blache Veschi

Le droit à l’image en événementiel

« Ai-je le droit de diffuser les photos prises lors de mon événement ? » Grande question n’est-ce pas ? Notre équipe d’enquêteurs et d’enquêtrices s’est attelée à démystifier l’enjeu du droit à l’image en événementiel. Ce sujet a trop longtemps baigné dans les eaux troubles, c’est aujourd’hui qu’on tente d’y mettre un terme !
Écrit par
Manon Blache Veschi

Le droit à l’image en événementiel

« Ai-je le droit de diffuser les photos prises lors de mon événement ? » Grande question n’est-ce pas ? Notre équipe d’enquêteurs et d’enquêtrices s’est attelée à démystifier l’enjeu du droit à l’image en événementiel. Ce sujet a trop longtemps baigné dans les eaux troubles, c’est aujourd’hui qu’on tente d’y mettre un terme !
Écrit par
Manon Blache Veschi

Avant toute chose, merci de considérer cet article comme un outil permettant de vous adapter à vos événements en fonction des situations auxquelles vous faites face (demandes et besoins des clients, des fournisseurs, des convives, etc.) et non comme un texte de loi.

Les principes de base

Commençons par le commencement. Avant de s’attaquer à ce sujet, il faut que tout le monde puisse parler le même langage. Le droit à l’image découle du droit à la vie privée. Ipso facto, toute personne détient la possibilité de faire appel à son anonymat, son intimité concernant la diffusion publique de son image. À partir de cette première information, tout le monde se met d’accord pour respecter et contrôler l’usage qui est fait de son image.

Oui MAIS ! Chaque personne armée d’un cellulaire avec option photos/vidéos devient aujourd’hui un générateur de contenu. Contrôler la diffusion de son image peut parfois devenir une affaire complexe et pourtant, nous allons voir ensemble certaines exceptions qui permettent de décortiquer qui, quand, où peut diffuser quoi !

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La différence entre le privé et le public

En événementiel, les frontières sont légèrement floues lorsqu’il s’agit du droit à l’image. Il existe une distinction entre les événements privés et publics.

Événement public : concert, événement culturel, manifestation, etc.

Lorsqu’une personne participe à un événement public, disons Osheaga un événement d’envergure où chaque seconde est capturée par des drones, des photographes, des vidéastes, celle-ci donne son consentement de manière tacite. Participer à un événement public implique que son image puisse être diffusée sur la scène locale ou internationale. Ouf, l’information circule si vite que notre visage peut apparaître à l’autre bout du monde.

Le consentement tacite s’applique également aux lieux publics. Admettons -et on vous le souhaite, que vous partiez en vacances à Rome. Vous vous retrouvez devant la fontana di Trevi où s’agite un millier de touristes avec leurs appareils photo. Cela vous ait déjà arrivé de vous demander sur combien de photos touristiques votre visage se retrouve ? Nous dessinons les histoires de ceux que nous rencontrons, même ceux qui nous prennent en photo. Et vice versa ! En tout cas, le terme de lieu public induit que ces espaces appartiennent à la collectivité.

Événement privé : toutes prestations, regroupements fermés au grand public.

Dans ce cas-ci, vous devez considérer que sans autorisation vous ne pouvez pas publier l’image d’autrui. Cependant, nombres d’exceptions existent. L’événementiel est un outil de communication à part entière, il est donc tout à fait normal de vouloir briller par son excellence en présentant au monde les joies d’un rassemblement.

Dans le contexte d’un événement privé, dès lors que l’on reconnaît bien une personne et que celle-ci est le sujet de la photo, il faut l’autorisation de cette même personne pour la diffusion au grand public.

Le conseil de Lulu événements ? 

Vous ne pouvez pas demander aux 500 personnes qui se trouvent à votre conférence, la signature d’une autorisation de quatre pages stipulant qu’ils ou elles sont susceptibles d’être diffusé.es. Non non ! Dans le but de vous assurer que votre avis de diffusion soit bien vu par toute l’assemblée, utilisez des porte-enseignes sur pied afin que les invités soient tous prévenus d’une possible diffusion d’images.

Si votre invitation est numérique, vous pouvez également joindre un formulaire détaillant vos paramètres de diffusion et de partage prévu pour votre événement : est-il médiatisé ? Va-t-il se retrouver sur les réseaux sociaux ?

Concernant la diffusion de vos visuels, privilégiez ceux qui n’ont pas en leur centre une personne de face. Mis à part si vous avez son autorisation écrite.

Exceptions et distinctions

Quel type de photo n’est pas problématique ?

  • Les photos prises devant un monument public
  • La photo d’une célébrité ou d’une personne exerçant un métier public. Artistes, maîtres de cérémonie, etc.
  • La photo est dite d’intérêt public : « newsworthy »
  • La photo désigne une foule
  • L’individu n’est pas reconnaissable

Les événements privés ont un public cible précis. Les galas, les congrès, les levées de fonds, etc., ne sont pas nécessairement adressés au grand public, ils sont donc potentiellement plus intimes en fonction des objectifs poursuivis.

Si on récapitule, vos convives ont le droit de protéger leur anonymat. Néanmoins, il existe des exceptions à la diffusion d’autrui spécialement lorsque votre objectif est de nourrir les communications de votre entreprise/marque !

Annoncez toujours que l’événement va être capté et diffusé. En attendant, gardez cette phrase en tête pour vous aider :

« Il n’est pas légal de publier sans son consentement la photo d’un inconnu reconnaissable et étant le sujet principal de cette photo si celle-ci n’a pas été prise dans le cadre d’un événement d’intérêt public »

— Francis Vachon, photographe et photojournaliste à Québec.

 

 

Recherchiste : Maëlle Advocat-Courageot

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